Un spécialiste français de l’outil coupant à la conquête de l’international.

Lancer une marque à l’étranger est un projet d’envergure, qui nécessite une parfaite connaissance de son marché. C’est avec cet objectif en tête que la PME familiale EUROMAC, spécialisée dans la fabrication d’outils coupants carbure monobloc, envisage sérieusement de se développer en Europe.

M.Bourgeois, jusqu’à présent vous étiez majoritairement concentré sur le marché français. Qu’est-ce qui a motivé votre choix de vous tourner vers l’international ?

Cela fait déjà quelques années que j’envisage cette piste de développement pour Euromac. Mais J’ai toujours considéré que pour réussir à l’export, il était indispensable de maitriser le marché de son propre pays.

De plus, l’entreprise doit être dotée de structures adéquates. Les recrutements que j’effectue depuis maintenant 2 ans m’apportent les nouvelles compétences dont nous avions besoin. Ma fille, qui nous a rejoints l’année dernière, s’occupera  des relations internationales en étroite collaboration avec le service marketing .

Cette décision stratégique permettra à l’entreprise de prospérer dans les années à venir.

Et quels sont vos objectifs concernant ce développement à l’étranger ?

Nous allons progressivement vendre nos outils à l’international en commençant par le marché européen. Pour des raisons pratiques et de proximité, l’Europe me semble tout indiqué pour mettre en route l’exportation de nos produits. Ce qui m’intéresse en particulier c’est de proposer nos alésoirs par 1/100eme en carbure monobloc. En effet, nous maitrisons parfaitement la fabrication de ces outils et j’ai récemment mis en place un processus qualité « zéro défaut » qui m’assure un contrôle optimal. De plus, il y a peu de concurrents sérieux sur ce type de produit et cela même à l’échelle européenne.

 Très bientôt se tiendra l’EMO à Hanovre, l’un des plus grands salons de l’industrie. Serez-vous présent ?

Tout dépend ce que vous entendez par présent. Je serai en effet sur place accompagné de ma fille, Laurène, durant toute la semaine pour rencontrer des fournisseurs et des clients potentiels.

Exposer dans un salon de ce type représente un investissement lourd qui ne peut s’envisager sans une réflexion préalable. Bien évidemment, une veille stratégique et une étude de marché sont également indispensables pour maximiser nos chances de réussite.

Enfin, comment allez-vous vous préparer pour attaquer l’international  ?

Nous sommes déjà en train de finaliserun nouveau catalogue d’alésoirs qui sera disponible en français, mais aussi en anglais. Ce dernier sera prêt pour l’EMO de manière à le distribuer sur place. A la suite du salon, nous traduirons également les autres catalogues. Ensuite, notre responsable marketing va s’atteler à repenser notre stratégie digitale avec le développement d’un nouveau site internet multilingue.

J’entends prendre le temps de réaliser correctement nos différents projets pour préparer au mieux le futur d’EUROMAC. Je pense que la précipitation n’est pas une bonne solution et qu’il faut savoir faire preuve de patience.

Machines production – n°1039 Septembre 2017                                     Télécharger l’article PDF

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